Aujourd'hui, c'est un article un peu spécial que j'ai envie d'écrire. Quelque chose d'extraordinaire s'est passé dans ma vie et celle de mon chéri, un rien qui a le don de vous envoyer direct aux anges, un moment tellement bref mais dont chaque petite seconde restera bien gravée dans nos mémoires. Ce quelque chose est arrivé par le plus grand des hasards.

Mais par où commencer ?

10358981_10204287057722571_6172910487102468402_obPour comprendre, il faut remonter 5 années en arrière. C'était le dimanche 29 novembre 2009. Avec mes soeurs et ma mère nous sommes allées au concert d'Indochine au Zénith de Dijon. A l'époque, c'était le Météor Tour. C'était mon tout premier concert d'eux, tandis que mes soeurs et ma mère étaient aussi allées au Alice & June Tour. Je suis allée dans la fosse, et j'ai vécu un moment merveilleux.

181-indochine-291109-pb-5

© Philippe BRUCHOT

Le lendemain du concert, à mon lycée (j'étais alors en première), j'étais d'un enthousiasme débordant, encore sous l'émerveillement de la veille. C'est alors que j'ai entendu ce garçon raconter le concert à des amis. Prise d'engouement, je lui ai alors demandé si lui aussi était allé au concert d'Indochine de la veille. Mais je fus bien surprise de n'avoir pour seule réponse qu'un silence gênant. Il me regardait, silencieux, et moi me sentant bête, rougissant, je pris alors mes jambes à mon cou en esquissant un bref "Bon ben, salut !".

Les jours et les semaines se suivirent, et depuis notre rencontre, quelque chose s'était passé entre nous. Lorsque nous nous croisions dans les couloirs, un jeu de regards opérait : nous nous regardions du coin de l'oeil, sans jamais s'aborder de nouveau. J'ai par la suite appris son prénom, Guillaume, ainsi que la classe qu'il fréquentait. Puis, grâce à quelques amis en commun, le premier échange fut arrivé. Il fumait, m'a proposé, j'ai refusé - je déteste la cigarette et son odeur - il s'est arrêté de fumer, pour moi, pour me plaire. Le tout premier contact physique de Guillaume envers moi ? Un léger coup de poing dans l'épaule. Tout va bien, c'est normal. C'est d'ailleurs cette singularité qui m'a attirée vers lui. C'est sa discrétion et sa beauté, c'est son caractère et sa façon d'être qui m'ont plu. Il ne s'y connaissait pas plus que moi en amour, et c'est exactement ce qu'à l'époque je désirais d'un garçon.

P180610_11

Guillaume & moi, juin 2010. Indoxiqué ? Peut-être bien ;-)

Cependant, nous avons passé plusieurs mois à être très proches, mais sans plus. Nos amis ne cessaient de nous demander, "alors, vous êtes ensemble ?". A force, nous nous sommes finalement "mis ensemble", comme on disait à l'époque. Ce fut le 10 avril 2010. Il nous a donc fallu presque 5 mois pour en venir à cette décision, d'une importance capitale à nos yeux.

P4201899 (2)Guillaume & moi, avril 2014.

Bref, tout cela pour en venir au fait que presque 5 ans plus tard, nous avons, par hasard, pu rencontrer ceux et celui qui nous ont permis de nous rencontrer, et de nous aimer : Indochine et Nicola Sirkis. Nous n'étions aucunement au courant qu'Indochine était depuis plusieurs jours à Dijon. Nous nous rendions en ville, et c'est alors que Guillaume a cru apercevoir Oli place Darcy, vers le tram. Je regarde dans la direction qu'il me pointait et toute excitée, acquiesce !

Un peu plus tard, nous avons croisé rue de la Lib' Mr. Shoes et l'avons suivi (ouuuh, pas bien) jusqu'à l'Hôtel La Cloche, où on a été bien accueilli par un réceptionniste très sympa. Avec une autre personne, nous avons attendu longtemps avant que le groupe soit sur le départ. Boris, puis Mr. Shoes, puis Marc et Oli... Il ne manquait plus que Nicola. La tension était à son comble lorsqu'il a descendu les marches. Nos coeurs battaient la chamade (en dépit du vigil qui une fois de plus nous demanda d'aller plus loin). Une fois la voiture chargée, Nicola est venu rapidement prendre une photo avec chacun de nous. L'extase totale, je crois que j'ai rien compris à ce qui m'arrivait. Je ne savais pas quoi faire ni quoi dire, et l'instant fut si bref !

Et dire que je pensais que ça n'arrivait qu'aux autres...

10503688_10204287081163157_1373824607_o

Nous sommes repartis le coeur léger, heureux comme pas possible. S'ils savaient seulement, l'intensité du bonheur qu'ils peuvent faire naître en nous...

Merci pour tout, Nicola. De m'avoir rendu heureuse et de m'avoir permis de trouver l'amour que j'attendais tant.